De l’état dépressif à la tentative de suicide

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Bonjour ! 🐶

Il y a tellement de scénarios qui peuvent nous pousser à ne plus avoir envie de rien. La perte d’un emploi, la recherche d’un emploi qui n’aboutit sur rien, la perte d’une personne qui nous est chère, le deuil difficile, le harcèlement, l’isolement, la maladie que l’on n’accepte pas, la rupture douloureuse, la mauvaise rencontre qui fait déborder le vase, la dépression, le doute, l’impression que ça ne s’arrangera jamais, les pensées noires qui apparaissent, l’impression de subir plutôt que de vivre, l’envie de se battre qui disparaît. L’état dépressif n’est pas à prendre à la légère car il existe bel et bien, néanmoins il faut être prudent et ne pas utiliser ce terme à tort et à travers. Dans cet article, j’avais envie de vous éclairer sur un mal encore sombre mais pourtant bien réel et sérieux : l’état dépressif et la tentative de suicide, et de vous donner des conseils pour tenter d’aller mieux et d’avancer, même si ce n’est pas simple. N’oubliez jamais que vous n’êtes pas seul(e)s !

• L’état dépressif, qu’est-ce que c’est ? •

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La dépression est une maladie psychosomatique due à un dérèglement de l’humeur.  Ce dérèglement de l’humeur, caractéristique de l’état dépressif, ne permet plus ces alternances normales de joie et de tristesse. Il existe plusieurs types de dépression, vous pouvez vous rendre sur ce site, etat-depressif.com, pour plus d’informations. La dépression est totalement différente de la tristesse et du chagrin. En effet, lorsque vous êtes dans un état dépressif vous ne savez plus vraiment pourquoi vous êtes tristes et déprimé(e)s. De plus, la dépression s’observe sur le long terme, si votre déprime dure au-delà de 15 jours alors il vaut mieux vous rapprocher de professionnels pour vous aider.

Voici les symptômes les plus fréquents de la dépression :

  • Sentiment de culpabilité et d’inutilité ;
  • Suralimentation ou perte de l’appétit ;
  • Aucune envie, essentiellement lorsqu’il faut se lever le matin ;
  • Fatigue et dort plus qu’à son habitude ;
  • Problèmes de concentration ;
  • Est comme dans une bulle ;
  • Perte d’intérêt pour tout ;
  • Problèmes de sommeil ;
  • Sentiments persistants tristes ou « vides » ;
  • Parle peu ou plus du tout ;
  • Se renferme dans la solitude ;
  • Pensées suicidaires

Surtout si ces symptôme persistent au-delà de 2 semaines, il est urgent d’en parler à une personne de confiance et de consulter votre médecin. Ce dernier vous conseillera certainement de voir un psychiatre (remboursé) ou un psychologue (non remboursé). Il pourra également vous prescrire des cachets pour vous aider à vous apaiser et, en gros, à ne penser à rien. Le plus important est d’avoir le courage de parler de votre mal-être pour vous libérer. C’est sur que ce n’est pas facile pour tout le monde de parler de ce qui lui fait mal et pourtant c’est certainement ce qui vous empêchera de commettre l’irréparable. Si vous sentez qu’une personne autour de vous ne va pas bien, n’hésitez pas non plus à la soutenir et à lui apporter votre aide. N’ayez pas peur de vous faire aider, c’est la meilleure des solutions car bien trop souvent la dépression amène à la tentative de suicide.

• La tentative de suicide, comment l’éviter ? •

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Pour en arriver à ne plus vouloir vivre il faut ressentir énormément de souffrance en soi. C’est souvent une accumulation de plusieurs choses et un simple déclencheur qui fait que nous n’avons plus la force de supporter tout ce mal, on se dit que ça ne s’arrangera jamais, on n’a plus envie de se battre alors on décide d’en finir pour de bon. La tentative de suicide est un peu comme la dernière étape de l’état dépressif. On y réfléchit pendant plusieurs jours à cette façon de quitter ce monde, le pire c’est que bien trop souvent les personnes qui veulent en finir sont vraiment déterminées à le faire. C’est aussi un appel au secour de ce mal-être qu’elles n’arrivent plus à contenir ni à exprimer. Mais cette tentative de suicide peut-elle être évités ? Je pense que oui, si la personne concernée décide d’en parler à temps et de se faire aider. De plus, si son entourage a pu également déceler certains signes de son mal être, il pourra alors lui proposer un soutient psychologique pour l’aider. La personne qui souffre doit bien entendu se dire que tout cela est pour son bien, que des personnes tiennent à elle et que pas mal de choses existent pour s’en sortir.

Voici quelques solutions pour éviter la tentative de suicide :

  • Parler de vos idées noires, de vos pensées suicidaires à une personne de confiance (famille, amis, collègues…) ;
  • Parler de votre mal-être à votre médecin, à un psychiatre, à un psychologue ;
  • Vous rendre à l’hôpital pour parler de votre souffrance à des psychiatres ;
  • Appeler ce numéro vert : 0 800 33 15 00 (ici il s’agit de Vigilan S, un dispositif de soin destiné à la prévention de la récidive suicidaire, pour le Nord-Pas-de-Calais) ;
  • Prendre un traitement pour vous apaiser (je ne suis pas spécialement pour mais ça en aide pas mal) ;
  • Parler est la meilleure des solutions !!!

• Le centre de crise •

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Si vous avez tenté de vous suicider et si vous souhaitez vous protéger de vous-même pendant quelques jours, vous pouvez intégrer « le centre de crise ». Ce service se trouve à l’hôpital et fait partie du pôle psychiatrie. Le service propose une prise en charge des situations de crises psychosociales sur une durée moyenne de 72h, par une pratique centrée sur les thérapies brèves.

Je vais vous expliquer un peu comment se déroule un séjour en centre de crise :

  • Tout d’abord, il faut une lettre de votre médecin indiquant que vous souhaitez entrer dans ce service. A l’hôpital, vous donnerez cette lettre à l’accueil et vous n’aurez plus qu’à attendre d’être pris(e) en charge.
  • Dans un premier temps, vous aurez droit à des examens de routine (essentiellement pour la tension) et à une visite avec le médecin. Dans un deuxième temps, vous aurez un entretien avec un psychiatre à qui vous pourrez parler de votre mal-être, de vos pensées suicidaires, du pourquoi vous êtes passé(e)s à l’acte. C’est lui qui déterminera si vous pouvez être admis(e)s ou non au centre de crise.
  • Si vous êtes admis(e)s, vous logerez dans une chambre avec rien de plus qu’un lit, une table de nuit, un bureau, des toilettes, un lavabo et une fenêtre. Le but est de vous couper un peu du monde pour que vous puissiez vous reposer et éviter surtout de récidiver. Vous avez bien entendu le droit à un petit déjeuner, un repas le midi et le soir, un goûter, des visites et appels téléphoniques. C’est le médecin qui déterminera si vous avez le droit également à un kit de toilette et de pouvoir sortir du service pour prendre l’air par exemple.
  • Pendant votre court séjour au centre de crise (entre 3 et 5 jours) vous aurez des entretiens avec un psychiatre. Ces entretiens sont primordiaux pour vous aider à aller mieux mais c’est surtout grâce à eux que le psy pourra déterminer si vous êtes aptes à rentrer chez vous ou si vous devez intégrer une autre structure (hôpital psychiatrique, centre…).
  • Le but du centre de crise est d’être sur qu’en sortant de là les patients ne tenteront pas de se suicider à nouveau. C’est pour cela que trois choses sont mises en oeuvre pour vous aider : le lieu en lui-même pour vous protéger, les entretiens avec le psychiatre et, si cela est nécessaire, un traitement (mais vous n’êtes pas obligé(e)s de prendre les médicaments).

En général, le centre de crise effraye un peu au premier abord car on a encore une mauvaise image des hôpitaux psychiatriques torturant leurs patients, bien entendu ce n’est plus le cas, le centre de crise est vraiment un service mis en place pour aider les personnes à rentrer chez elles sans aucun danger.

• « Mieux-être » pour se reconstruire •

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Le centre de crise est une première aide, et comme je vous l’ai expliqué si le psychiatre juge que vous êtes encore trop fragiles pour rentrer chez vous, il vous proposera d’autres solutions comme l’hôpital psychiatrique ou un centre spécialisé.

Si vous pouvez rentrer chez vous, voici quelques solutions pour vous reconstruire :

  • Vous pourrez avoir un traitement à prendre (prescrit par le psychiatre de l’hôpital, à vous de voir si vous souhaitez le prendre ou non) ;
  • N’hésitez pas à continuer vos séances chez un psychiatre/psychologue pour expulser tout ce que vous retenez en vous. Parler fait toujours du bien et être accompagné(e)s pour avancer rassure également  ;
  • Reconstruisez-vous à votre rythme, rien ne presse, prenez votre temps. Faites ce que vous aimez, reprenez calmement l’école/le boulot, laissez de côté les réseaux sociaux pendant quelques jours encore, écrivez si cela vous fait du bien, essayez de nouvelles choses comme une activité manuelle ou une activité physique par exemple ;
  • Trouvez-vous des objectifs à atteindre, même le plus infime vous aidera à relever la tête et à vous prouver que vous êtes utiles. Listez-les, décrivez-les, hiérarchisez-les, réalisez-les. Vous trouver un but vous aidera à vous épanouir, à en parler autour de vous, vous sentir soutenu(e)s, recréer un lien social avec les autres, reprendre confiance en vous, être fier(e)s de vous. Cela peut être par exemple : planifier un voyage, un RDV, commencer une nouvelle activité sportive/manuelle, reprendre des cours (langue, cuisine, yoga, art-plastique…), danser, sortir avec des amis à la fin de la semaine, sourire plus souvent, écrire ce que vous ressentez, aller à un concert/au musée… ;
  • Surtout si vous sentez que les idées noires reviennent, parlez-en à une personne de confiance. Et si vous avez peur, vous pouvez toujours appeler ce numéro vert : 0 800 33 15 00 (ici il s’agit de Vigilan S, un dispositif de soin destiné à la prévention de la récidive suicidaire, pour le Nord-Pas-de-Calais). Leur site est vraiment très bien fait et bien expliqué. Je vous conseille de cliquer sur ce lien, la boîte à « mieux-être », qui propose des outils très pratiques pour aller vers un « mieux-être ».

Se reconstruire prend du temps, reprendre confiance en soi prend du temps et il faut surtout laisser le temps à chacun d’avancer à son propre rythme. Votre moral jouera certainement aux montagnes russes, le plus important est de ne plus ressentir les symptômes de la dépression ni les pensées noires. Ce qu’on vous conseillera le plus souvent est de parler si vraiment ça va mal. C’est peut-être dur à penser mais, malheureusement, ce genre de situation nous pousse à nous endurcir et à avancer seul(e)s, on accorde moins facilement notre confiance et on se méfie plus. C’est un peu comme si quelque chose en nous c’était brisé, notre insouciance peut-être. On ne savoure plus la vie de la même façon, voilà pourquoi il est important de ne brûler aucune étape sur le chemin de la reconstruction. Un jour viendra où enfin tout ça sera derrière vous parce que vous aurez appris à faire les choses pour vous et à vivre votre vie comme bon vous semble !

Avez-vous trouvé cet article utile et intéressant ? Quels conseils pourriez-vous donner pour tendre vers le « mieux-être » ? 

[Source photos : avogado6]

9 réflexions sur “De l’état dépressif à la tentative de suicide

  1. whymatblog dit :

    Waouh… Ça met une sacrée claque… En tout cas tes mots sont justes. Je pense que pour aller mieux il faut se recentrer sur l’essentiel. Le problème c’est que c’est aussi ça le plus compliqué dans ces les moments où tout va mal. Savoir ce dont on a besoin, le reconnaître et faire en sorte de l’acquérir. En tout cas merci pour cet article, je suis sûre qu’il va en aider plus d’un(e) ❤

    Aimé par 1 personne

  2. Manon dit :

    Très intéressant ton article, je pense qu’il peut en aider plus d’un! Après je n’ai pas grand chose à y ajouter car c’est quelque chose que je ne connais pas (heureusement pour moi)…

    J'aime

  3. Marianne dit :

    Je reviens des années plus tard mais tes articles sont tellement intéressants que je veux prendre mon temps pour te laisser un commentaire. Je trouve ton article très très bien fait. Je n’ai pas été en dépression ou alors sans m’en rendre compte mais j’ai connu cette sensation d’être dans ma bulle d’être dans un trou noir et de ne pas pouvoir m’en sortir ça m’est arrivé deux fois. Mais la vie fait que j’ai envie de me battre pour avoir la vie que je veux et même si cela est dur parfois il est important de se battre car je pense que la vie est belle.

    Parler est la meilleure solution et il ne faut pas se couper du monde même si l’envie nous prend. En tout cas ma chérie merci .

    Bisous ❤

    J'aime

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