La culture du viol

Source- Maude Bergeron : Les folies passagères

Source- Maude Bergeron / Les folies passagères

Bonjour ! 🐶

Aujourd’hui sur le blog je vais parler d’un sujet sérieux que j’avais vraiment envie d’aborder. J’avoue que je me perdais un peu dans tout ces termes tel que viol, tentative de viol, harcèlement sexuel, agression sexuelle ou encore abus sexuel, alors je me suis pas mal renseignée dessus pour comprendre et pouvoir en parler ici. Je me suis rendue compte qu’enfaite il ni avait rien de compliqué là-dedans et que tout ça se résumait en 4 mots : la culture du viol ! Vous en avez certainement déjà entendu parler, surtout depuis ces derniers mois avec le mouvement #MeToo et le #Balancetonporc, la culture du viol est bien présente dans notre société, bien présente en France, bien présente dans le monde. Si pour vous aussi tout ce vocabulaire est encore flou, je vous invite à lire cet article pour vous informer davantage sur le sujet. Cet article développera essentiellement ce qu’est  la culture du viol mais également ce qu’est le viol et pourquoi il est autant minimisé dans la société actuelle.

• La culture du viol c’est quoi ? •

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La culture du viol décrit « un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications, des excuses, et sont simplement banalisées, voire acceptées. » C’est par exemple le cas avec le slut-shaming, les comportements sexistes et genrés ou encore les images hypersexualisées qui banalisent le viol. A cause de cela, beaucoup de personnes ne se rendent même pas compte et ne savent pas qu’elles ont été violées, ou même qu’elles ont violé une autre personne. Bien entendu, beaucoup trop de victimes ne portent pas plainte par peur de ne pas être prises au sérieux, de ne pas être crues la plupart du temps. De plus, l’agresseur est beaucoup trop souvent décrédibilisé et la victime trop souvent culpabilisée. On répète après moi :

UNE VICTIME DE VIOL N’EST JAMAIS COUPABLE !!!

• Le viol c’est quoi ? •

 

Un viol est un rapport sexuel non consenti, forcé. Dans la législation, on parle également de pénétration mais il y a un débat là-dessus comme quoi elle ne serait pas légitime. Quoi qu’il en soit le point central du viol est, bien entendu, le consentement !  Selon une étude, 21% des français(es) estiment que lorsqu’une personne cède quand on la force, il n’y a pas viol. Whaaat ?! Vous comprenez mieux maintenant pourquoi on parle de culture du viol ? Tout cela est mis en cause par la banalisation de ce dernier et par des fausses idées sur ce qu’est un viol.

• Les fausses idées sur le viol •

https-::cultureduviolblr.tumblr.com 1

cultureduviolblr.tumblr.com

  1. Un viol est forcément commis par un inconnu avec une arme dans une ruelle sombre la nuit ou dans un parking. Oui apparemment pour être victime d’un viol il faut avoir eu le couteau sous la gorge et des violences physiques. Pourtant 90% des victime de viol connaissaient leur agresseur, c’est fou non ? Cet agresseur est donc un proche ou une connaissance de la victime. De plus, lors d’un viol, les violences ne sont pas forcément physiques, elles peuvent être aussi verbales ou morales comme le chantage, la manipulation, la pression et lorsque l’on force quelqu’un à avoir un rapport sexuel c’est – oui, oui dites-leun viol ! On retrouve souvent cela dans ce que l’on appelle : le viol conjugalc’est quoi encore que ce truc inventé par les féministes ??? – non, non je vous jure que c’est bien réel. Ce n’est pas parce que tu es en couple que tu ne peux pas te faire violer par ton/ta partenaire. En effet, ce n’est pas parce que tu es en couple que tu as le devoir de toujours dire « oui » et de coucher avec ton/ta partenaire alors que tu n’en as pas envie. Et c’est dans ce genre de situation que tu as bien souvent la pression et la culpabilisation qui entre en jeu. Si tu dis « non » à ton/ta partenaire mais que lui/elle insiste et te force, que tu restes inerte, sans bouger et qu’il/elle continue : c’est un viol conjugal. Pas étonnant que ce genre d’acte ne soit pas pris au sérieux lorsqu’on lit que 21% des français(es) estiment que lors d’une relation sexuelle, les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcée.
  2. Un violeur est forcément un fou souffrant d’une pathologie mentale. Encore une fois, faux ! Un viol n’est pas forcément commis par une personne instable mentalement. Le plus souvent, les viols sont commis par des hommes ayant un peu trop d’ego et de domination en eux. La domination est pratiquement omnipréscente présente lors d’un viol et cette dernière est bien trop banalisée par les publicités ou encore les films (James Bond par exemple) et les romans (50 nuances de Grey bonjour).
  3. Les personnes qui se font violer sont toujours des enfants et des jeunes filles frivoles. Fausse idée ! D’une part une femme peut être violée à n’importe quel âge et d’autre part un homme peut aussi être victime d’un viol. De plus, un viol peut se passer dans n’importe quelle situation, dans n’importe quel milieu. Il n’y a pas de conditions particulières sauf un rapport de domination et de sexe forcé. Point à la ligne.
  4. La victime se débat forcément lors d’un viol. Encore une fois c’est une belle idée reçue. En effet, ce n’est pas parce que la victime ne s’est pas défendue, n’a pas réussi a exprimer un refus (par peur de se faire frapper, tuer, par état de sidération ou autre) qu’elle n’a pas été violée ! Les personnes agressées peuvent subir une thanatose, un état de sidération ou encore être manipulées. Ce n’est pas parce qu’elle ne s’est pas débattue ou n’a pas pu crier qu’elle n’a pas été agressée et surtout qu’elle était d’accord pour avoir ce rapport sexuel. Malheureusement, nous n’avons pas toutes/tous le luxe de pouvoir contrôler notre corps lors d’une agression. J’aborde l’état de sidération un peu plus loin dans l’article.
  5. La tenue vestimentaire ou encore le comportement « sexy » d’une femme est forcément une invitation à l’acte sexuel. Si elle a été violée c’est forcément qu’elle l’a cherché à un moment ou à un autre que ce soit à cause de sa tenue, de son comportement soit disant aguicheur, de sa danse ultra sexy, c’est de sa faute… No comment. Les rapports de séduction sont souvent confus dans ce genre de situation mais pourtant c’est simple, une tenue vestimentaire ou un comportement sexy n’est pas une invitation ni une autorisation à baiser ! Si une personne porte une mini jupe c’est avant tout pour elle et pas pour aguicher les hommes. Notre corps nous appartient avant tout !
  6. Enfin, une personne qui a subi un viol aura forcément des séquelles à vie, sera traumatisée, brisée à vie et finira par se suicider. Elle aura une vie dépressive, une mauvaise estime d’elle-même, pensera au suicide constamment et s’enfermera dans des relations sexuelles désastreuses. Et bien non, ce n’est pas toujours comme ça que ça se termine ! Oui beaucoup de victimes font une dépression à la suite d’un viol, beaucoup de victimes tentent de se suicider à la suite d’un viol, mais beaucoup aussi arrive à avancer et à retrouver une vie saine ainsi que des relations sexuelles totalement en accord avec ce qu’elles désirent. Toutes les personnes sont différentes et ne ressentiront pas du tout les choses de la même façon. Certaines n’auront pas subi de traumatisme. Certaines ne verront pas cela comme un viol mais plutôt comme une mauvaise expérience. Malheureusement, le sexisme et la misogynie que les femmes peuvent rencontrer au quotidien ne leur permet pas de se poser forcément les bonnes questions. Elles s’enferment dans cette certitude que c’est normal de subir ce genre de comportements, ce genre de relations sexuelles forcées, ce genre de violences, elles y sont habituées. Elles ne contestent pas et ne se rendent même pas compte que ce n’est pas normal parce que c’est leur quotidien, parce qu’elles ont grandi dans ce genre d’environnement. Elles ne savent pas qu’elles peuvent avoir des relations sexuelles saines, et surtout être à l’écoute de leur plaisir et de leur corps.

• L’état de sidération c’est quoi ? •

Martin Bertrand : Hans Lucas

Martin Bertrand / Hans Lucas

L’état de sidération est « un état de stupeur émotive dans lequel le sujet est figé, inerte et donne l’impression d’une perte de connaissance ou réalise un aspect catatonique par son importante rigidité. La sidération est un phénomène psychologique qui a toujours existé, elle agit comme un arrêt du temps qui fige la personne dans une blessure psychologique traumatique au point que les émotions semblent pratiquement absentes. » Le sujet est comme paralysé, tétanisé. Il lui est donc impossible de pleurer, de crier, de bouger, de se défendre. Cet état de sidération est incontrôlable, c’est comme un mécanisme de défense pour certaines personnes. Donc ce n’est pas parce qu’une personne ne va pas forcément se débattre qu’elle a forcément envie d’avoir ce rapport sexuel et qu’elle est consentante. Parfois, les personnes ne se rendent pas compte de cet état de sidération et ça créer des mal entendus. Mais lorsque l’acte n’est pas excusable, c’est encore plus dur pour la victime lorsqu’elle se retrouve dans cet état de sidération parce qu’elle se dit que comme elle ne s’est pas débattue, elle était consentante et personne ne la croira, qu’elle n’assume juste pas. Il y a là une double peine : la culpabilité de ne pas être une victime légitime de viol et la culpabilité de ne pas s’être débattue. Je vous invite à regarder ce documentaire d’Infrarouge vraiment poignant sur la zone grise de la sexualité sans consentement. Pouvons-nous parler de viol lorsqu’on cède après avoir dit « non » ?

Quel est votre avis sur la culture du viol ? 

[Sources : La CarologieEt tout le monde s’en foutAntisexismeSachaVoreMadmoiZelle – Simonaejeconnaisunvioleur – Tu étais habillée comment ?]

4 réflexions sur “La culture du viol

  1. leschosesquibrillent dit :

    Coucou ma belle! J’ai la chance de pas avoir vécu l’horreur d’un viol et je ne le souhaite à absolument personne pas même ma pire ennemie… ça doit être tellement difficile de se relever après ça mais le fait d’en parler aide les personnes qui malheureusement l’ont vécu. Belle initiative que ce post ma douce! des bisous! ❤

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    • mariemangedesfruits dit :

      Le pire c’est que tu n’oses pas forcément en parler parce qu’avec cette culture du viol on remet forcément la faute sur la victime (notamment les filles avec leur tenue vestimentaire) et ça me révolte ! Aujourd’hui les violeurs sont des Monsieur (et Madame) tout le monde donc limite faut encore plus se méfier et surtout la plupart ne savent même pas que forcer c’est violer –‘ Merci beaucoup pour ton retour ma belle, ça me fait plaisir, bisous 🙂

      Aimé par 1 personne

  2. Yndra et ses envies dit :

    Ton article est vraiment bien,et cela concerne malheureusement beaucoup trop de personnes. Je n’imagine pas à quel point cela doit être difficile de s’en sortir et reprendre un chemin d’apaisement et de joie. Ton post est important car bien trop de monde se cache derrière, et n’ose pas. Bravo !
    Bisous

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